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Haïti/Coronavirus: Haïti, entre la Chloroquine et l’Artemisia

Written on:avril 23, 2020
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Lors d’un appel téléphonique en Haïti, je conversais avec deux amis, à propos du coronavirus. L’un d’eux, justifiant son désir de ne pas fuir l’île, à l’annonce de cette catastrophe planétaire, me confia en riant : « Ah, mon vieux, nous avons nos feuilles pour contrer n’importe quel virus. Assorossi, lian panyen, etc… » Boutade de plaisantin, typiquement locale! Mais, en réalité, il ne pensait pas si bien dire.

            En effet, certaines vidéos me laissent pantois, depuis le début de ce drame humain, tant les informations, les unes plus pertinentes que les autres, m’interpellent et stimulent mes réflexions.

            Une Africaine présentant tous les symptômes du Covid-19, (saveur amère, perte d’appétit, fièvre intermittente, toux sèche), qu’elle assimile aux signes du paludisme, nous résume sa pharmacopée basée sur cette intuition, pour son autoguérison. Elle était fière de partager sa trouvaille en ligne pour s’être débarrassée de ce syndrome mortifère.

            Plus tard, en visionnant un autre documentaire sur les divergences à propos de la Chloroquine, «  Le business de la Malaria: les laboratoires contre la médecine naturelle », je pense avoir remarqué, à mon grand étonnement, que la plante en question, objet du litige mondial dans le documentaire, ne m’est point étrangère. Quelques-uns de mes camarades m’en disent autant, à propos de leurs réminiscences. Une de mes belles-sœurs, médecin de son état, me confia que la plante de la vidéo, l’Artemisia Annua, ressemble à un végétal très populaire en Haïti, connue sous le vocable d’Armoise, très utilisée contre la malaria. Bingo!

            Le déclic n’avait pas encore terminé sa ritournelle que je m’étais déjà attelé à la tâche pour découvrir que mon intuition ne m’avait joué aucun tour. En tapant sur mon ordi, le premier mot, Artemisia Annua, le second nom qui surgit des entrailles du Web, fut Armoise Annuelle. Deux expressions qui évoquent, à elles seules, la même histoire. Elles ne sont nullement synonymes. C’est exactement le même produit, Artemisia Annua, avec sa traduction française, Armoise Annuelle,  dans le domaine botanique. Ils possèdent le même pouvoir, les mêmes attributs, soit de guérir les maladies infectieuses, tels que la malaria, le SRAS-CoV-2, les premiers symptômes de l’attaque de la Covid-19, etc…, selon certaines recherches.

Un peu d’histoire du début de la guerre dans la guerre

Au début de l’invasion du Vietnam, par les Américains, dans les années 60, l’envahisseur savait que les moustiques, dans les forêts tropicales de cette région de l’Asie du Sud-Est, ne feraient pas de cadeau. Les soldats yankees avaient en leur possession une bonne provision de chloroquine, un antipaludique connu, pour se protéger de la malaria, tandis que les défenseurs Vietcongs, englués dans leurs tunnels souterrains, baignant dans l’eau stagnante, vecteur de ces anophèles suceurs de sang, tombaient comme des mouches, sous les assauts répétés de ces parasites, plutôt que des balles ennemies.

            Leur commandant, Hô Chi Minh1, dérouté par cette calamité inattendue, fit appel à son grand frère chinois, Mao Zedong, qui lui envoya une grosse cargaison de la plante, l’Artemisia, un antipaludéen naturel qui lui a permis de tenir tête aux Yankees. Le destin de l’Asie du Sud-Est changea du jour au lendemain. Les Américains ont reçu une raclée historique qui les empêche de dormir jusqu’aujourd’hui.

La bataille des lobbies pharmaceutiques contre l’Artemisia Annua.

            Même si les Américains se mordent les pouces, les laboratoires ne chôment point. Face à cette bataille de la médecine conventionnelle contre la médecine alternative, les Chinois vont encore plus loin, devant de telles évidences, avec ce produit utilisé depuis des millénaires dans leur pharmacopée, en démontrant son efficacité par l’extraction du principe actif, l’artémisinine, qui détruit naturellement le parasite de la malaria, le plasmodium. La malaria tue, seulement en Afrique, près de 500 000 individus chaque année. La scientifique Youyou Tu, à l’origine de cette découverte, reçoit le prix Nobel de médecine chinois en 2015.

            Malgré la victoire vietnamienne sur les Yankees, tous les prétextes des lobbies pharmaceutiques occidentaux étaient bienvenus pour empêcher l’émergence de l’Artemisia Annua. Faisant d’une pierre deux coups, ils imposent l’utilisation de la Chloroquine qui avait fait ses preuves sur tous les fronts, malgré ses effets secondaires nuisibles et transitoires2.

La Bataille est ouverte!  La France et la Belgique interdisent la vente de cette plante et ses dérivés sur leur territoire. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se range de leur côté et contraint tous les pays sous sa gouverne à utiliser la Chloroquine ou son dérivé, la Quinine. Toutefois, la résistance, due à leur utilisation massive, a annulé leurs effets bénéfiques sur les patients dans tout le sud de l’Amérique.

Du coup, c’est l’envers de la médaille qui brille. Le prix de l’Artemisia Annua fit un bond spectaculaire à l’international. Le climat du Madagascar s’y prêtait fort bien, et sa culture industrielle y trouva un terreau fertile pour s’épanouir. Le paysan malgache jubila. Le rendement de sa culture est supérieur à celui du riz. Il pouvait gagner 700,00€, soit 761,00$ par saison. Mais là encore, la France s’y opposa, et le chômage se révéla endémique pour les paysans.

Et Haïti dans tout cet imbroglio?

            C’est la belle question! Que faisait Haïti à ce moment crucial, fin des années 60? Pendant que la bataille faisait rage entre les lobbies de la Chloroquine et les tenants de la médecine alternative, l’Armoise annuelle fleurissait sur son territoire, décorant ses cours, ses parterres et ses paysages bucoliques. Elle est utilisée par les grands-parents pour atténuer les fièvres intermittentes.

Dans une bourgade comme Beaumont, le patelin tant chanté par l’écrivain Mérès Wèche, situé à 800 mètres d’altitude, avec un climat tropical très doux, relevant du massif de la Hotte, au flanc nord du pic Macaya, votre regard ne peut rater la beauté de ce cadeau envahissant, qui parfume le paysage. Tous les anciens connaissent l’effet bénéfique de sa tisane sur les fièvres paludéennes. Mais ils ignorent sa valeur sur le marché international. C’est l’omerta!

            Pays agricole, qui a perdu le monopole du café et du cacao, Haïti aurait pu, offrir à nos paysans, qui tirent le diable par la queue, l’occasion de cultiver, en masse, l’Armoise annuelle, cette plante miracle, et la vendre à la tonne aux pays dans le besoin, comme le fait Madagascar, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte-d’Ivoire, etc… Plus de 13 pays africains le cultivent, mais ce ne fut pas suffisant, tant la demande est supérieure à l’offre. Même dans les pourtours des Alpes, en Europe, on le produit.

Au lieu d’aider le pauvre, d’autres thuriféraires du régime de cette époque, tels des vampires, préféraient le saigner à blanc et vendre son sang à l’étranger. Voilà le pays dont nous avons hérité.

Souvenez-vous du SNEM (Service National d’Éradication de la Malaria) dans les années 60 en Haïti. Là, vous avez un exemple de l’agressivité des lobbies. La surconsommation étant ce qu’elle est, la beauté ne dure qu’un printemps. Annonçant la résurgence de la malaria, le 7 juillet 2008, le journal Le Nouvelliste titra : « La malaria en Haïti, 20 ans après la fermeture du SNEM4 ». Messieurs, les journalistes, ne paniquez pas! Nous avons l’antidote à notre porte. Il se nomme  Armoise.

Traitement pour le Covid-19

            Je n’ai pas la science infuse. Mais, en regardant la vidéo ci-annexée, sur la vertu de l’Armoise Annuelle de chez nous, dès les premiers symptômes de la toux et de la fièvre, mes frérots, test ou non, c’est peut-être le coronavirus. Allez dans votre cour, dans les bosquets voisins, trouvez-vous de l’Armoise, et faites-vous une bonne infusion à ingurgiter pendant 7 jours, entre 3 ou 4 reprises par jour, et voilà, le tour est joué. Cliquez sur le lien ci-joint Armoise Annuele _ Artemisia Annua: Malaria , pour annihiler vos doutes pour toujours.

D’ailleurs, l’auteur de la recherche, dans la vidéo, soutient que si votre infusion peut se faire dans du lait au lieu de l’eau, vous venez de frapper le jackpot, car votre sang sera libéré de ses parasites, le plasmodium, à 99,5%. Vous pouvez aussi prendre l’Armoise en infusion, en macération à froid, ou en jus, comme le cœur vous en dit. Mais votre grand’mère a déjà sa recette. Suivez-la!

            En attendant, chers congénères, au lieu de rêver d’aller jouer aux « dwèt long5 », dans les caisses de l’État, offrez de préférence une occasion en or à nos paysans. Le kilo d’Armoise se vend très cher sur le marché international. C’est une piste à explorer. Sur Internet, une plantule d’Armoise se détaille à 18€ ou 20,00$ et 10 graines d’herbe d’Armoise pour 30,61€ ou 33,00$. Qui dit mieux!

Max Dorismond

NB : Pour alléger le texte pour le plaisir du lecteur bombardé d’informations sur le coronavirus, j’ai sciemment éliminé, d’entrée de jeu, les termes et expressions scientifiques. Pour tous ceux qui s’y intéressent, ils peuvent aller sur le Web. Toutes les informations sont là.

Note – 1 : Hô Chi Minh : Chef du parti communiste vietnamien

Note – 2 : Effets secondaires de la Chloroquine : Le surdosage induit notamment des troubles cardiovasculaires graves et potentiellement mortels, le goût du suicide, ce qui explique que l’auto-traitement qui existait autrefois n’est plus recommandé.

Note – 4 : Le Nouvelliste du (7-7-2008) : Selon une enquête nationale sur la prévalence du paludisme et de la fièvre dingue en Haïti réalisée en juin 2007 par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), plus de 80% de la population encourt le risque de développer la malaria en raison de l’insalubrité qui caractérise les zones urbaines et rurales. La malaria (appelée aussi paludisme), loin d’être éradiquée, étend ses tentacules, non seulement dans le milieu rural qui a toujours été son bastion, mais aussi à Port-au-Prince. La situation est plutôt préoccupante, car le parasite responsable du paludisme est, dans certains cas, résistant aux médicaments, et la plupart des insecticides disponibles sur le marché ne permettent pas de combattre efficacement les moustiques notamment les anophèles.

Note – 5 : Dwèt long (doigt long): expression créole désignant un petit voleur, un petit vicieux.

Crédit: Max Dorismond

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