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Haïti/Canada/Diasporama : Cours sur la culture entrepreneuriale à Corail, Haïti.

Written on:mars 21, 2013
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Association E. Janvier pour l’ éducation et le développement de Corail (AEJEDC)

 

Projet : Cours sur la culture entrepreneuriale à Corail

Rapport narratif

 

A Corail, nous avons entrepris de former les jeunes mamans afin qu’elles puissent devenir autonomes.  Un séminaire de trois jours s’est terminé  avec beaucoup de succès le 25 février dernier. Ce succès est du en grande partie a la collaboration de la communauté de Corail.

 Les participants étaient au nombre de 35, incluant 23 jeunes mamans de 16 à 25 ans. Les jeunes femmes ont un ou deux enfants ; leur niveau de scolarité se situe entre la fin du cours primaire et la 2e année du secondaire. Elles ont quitté l’école il y a bien longtemps. Exception heureuse, une jeune maman étudie en Philo. Elles sont parents uniques fonctionnant en mode survie pour elles et leurs enfants.

 Les repas servis au cours de la formation ont été une source importante de motivation, car la ponctualité et l’assiduité furent exemplaires. Une rencontre préliminaire a été organisée une semaine plus tôt afin de briser la glace et de faire plus ample connaissance. Nous apprenons alors qu’une minorité tient déjà un petit commerce, deux d’entre elles ne font rien présentement, deux ont accès à un terrain cultivable.

 La plénière nous a permis de déceler beaucoup de potentiels chez nos participantes. Elles savent toutes lire, écrire et bien s’exprimer en public. Elles se sont organisées pour faire garder les enfants tout le long du séminaire. Nous avons choisi une formule plus participative et pratique afin de soutenir l’attention des participantes. Nous avons aussi observé une joie de vivre et un grand besoin de s’amuser chez ces participantes, ce qui nous fait croire qu’une activité subséquente devrait planifier une période de jeux structurée. C’est un groupe dynamique, résilient et motivé à apprendre.

Résultats immédiats :

 Dans quelle mesure les participantes et les participants ont une connaissance accrue de la culture entrepreneurial ? Pour répondre à la question nous allons réviser les données présentées ainsi que les observations. Nous tiendrons aussi compte de l’évaluation des participants.

Le plan de vie :

Démonstration de greffe en fente

 L’emphase a été mise sur le faire, l’interagir, les valeurs d’honnêteté, réussir dignement, « pas de succès sans honnêteté ». Le thème de l’importance de la famille a été exploré ainsi que les croyances religieuses. Etant donné qu’elles sont de différentes religions, nous avons parlé brièvement de la foi.

A la question : citez deux métiers que vous aimeriez apprendre. Nous avons perçu dans les réponses les limites que leur impose le milieu. Ces réponses dénotent des besoins de savoir faire dans un rôle traditionnel de femmes chefs de famille. Elles ont choisi la couture, la cuisine, la puériculture et le massage. Les hommes ont choisi la plomberie et l’électricité.

 La connaissance de soi a été aussi vue sous l’angle de « mes qualités et mes défauts ». Du côté des qualités, elles apprécient leurs talents de cuisinière, leur sens de l’’humour et leur amour pour leurs enfants. Les reponses nous portent à croire que la culture entrepreneuriale doit tenir compte du vécu quotidien des femmes, incluant possiblement, la violence conjugale et familiale. Le plan de vie aura été l’occasion de réfléchir sur leur avenir ainsi que sur celui de leur famille. Ce fut l’occasion de susciter une prise de conscience de leurs forces et des défis à relever, de l’importance de prioriser et de faire des choix judicieux.

Le budget :

 Les femmes présentes à la formation étaient bien faibles côté mathématique. Elles ont malheureusement peu compris la représentante de Fonkoze qui les a entretenus du microcrédit (critères d’admission, formation des groupes de 5, les prêts, le mode de remboursement).

Quelques ateliers en mathématique les renseigneraient sur les notions suivantes : le prix d’achat, le prix de vente, le profit, la perte, la tenue de livres, les factures, les reçus, le budget, etc.

L’implication sociale :

 Lors du séminaire, l’accent a été mis sur l’importance de la participation individuelle et collective et sur le sentiment d’appartenance au patelin. Tous ont un rôle à jouer dans le reboisement, le recyclage, la salubrité de l’environnement et la protection des institutions. C’est en partie, ce qui prévient l’exode vers les grandes villes et vers la Republique Dominicaine. C’était aussi l’opportunité d’identifier les institutions manquantes. Pour n’en citer que quelques-unes : l’absence de présence policière, la piètre qualité de l’éducation et l’état de délabrement des écoles ont ressorti à l’unanimité.

Discussion de groupe

 Il est important de constater qu’une des forces de la communauté coraillaise est l’entraide et la solidarité. La communauté s’occupe des enfants et en assume les soins en cas de décès du parent. Par exemple, personne s’est plaint de problèmes de garderie parce que c’est facile de laisser les enfants chez le voisin ou la grand’mère. L’implication sociale, l’entraide, la solidarité sont des valeurs intrinsèques chères aux Coraillaises. Ce qui rejoint l’objectif de la culture entrepreneuriale.

 Plusieurs membres de la communauté ont été présents à la formation ; les gens cherchent des façons de s’impliquer pour améliorer le quotidien de leurs concitoyens. Certains pourraient devenir animateurs d’ateliers selon leur expertise de vie. Quelques jeunes mamans participantes ont retenu notre attention, elles pourraient devenir d’excellentes co- formatrices.

 Afin de diversifier les produits à vendre, pourquoi ne pas offrir des cours pour la transformation des aliments : comment faire du mamba, des confitures aux papayes, aux ananas, des biscuits aux fruits, du jus de manioc, etc.

 

Le bilan financier :

 Le bilan financier a été peu abordé lors du séminaire. C’était pour le moment hors de portée de plusieurs participants. Après divers ateliers, tel que mentionné plus haut, cet aspect sera abordé par des membres de l’AEJEDC.

Gertha Janvier-Décoste, Présidente-Fondatrice d’AEJEDEC

Intérêt des membres de l’AEJEDC à identifier des suites à donner :

 Les membres sont unanimes dans leur volonté de donner suite à la formation sur la culture entrepreneuriale. Par exemple, des cours de couture et de cuisine pourraient débuter dès l’automne 2013. Ces cours de cuisine pourraient valoriser les produits locaux par l’apprentissage de la confection du mamba, des confitures aux papayes, aux ananas, des biscuits aux fruits, du jus de manioc, etc.

 De plus la puériculture est identifiée comme un grand besoin dans Corail. Il y a beaucoup d’enfants : une école maternelle a de la difficulté à recruter des monitrices.

 Corail est doté d’un centre hospitalier nouvellement rénové. C’est une ressource importante dans la communauté.  Cinq de nos jeunes mamans suivent un cours de massage offert par le physiothérapeute de l’Hôpital.  Ce cours a débuté le 11 mars 2013.

Conclusion :

 Longue vie aux suites de ce projet prometteur.

Gertha Janvier-Décoste, Présidente-Fondatrice d’AEJEDEC, Corail, Haïti

2013-03-09

 

Crédit: AEJEDC/CANAL+HAÏTI

Email (courriel): canalplushaiti@yahoo.fr/diasporamayiti@gmail.com

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