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Haïti/Québec/Diasporama: Lettre de Montréal – 30, Je m’en mêle aussi !

Written on:février 2, 2016
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nadinemagloire34-200x180J’ai entendu dire à la radio de Radio Canada que depuis sa vente à un consortium américano-chinois, le Cirque du Soleil n’était plus le même. Sa participation dans le quartier Saint-Michel a beaucoup diminué et les organismes communautaires s’inquiètent. J’ai décidé d’en parler sur mon site Facebook.

En faisant des recherches sur  le web j’ai découvert la lettre ouverte de la dramaturge Sarah Berthiaume au richissime Guy Laliberté, sa réponse et l’article de Sophie Durocher qui s’est empressée de le défendre. J’avoue que je trouve cela un peu déplacé de sa part. Comme si ce magnat du divertissement, très certainement entouré d’admirateurs, de courtisans, suiveurs et flatteurs de tout genre avait besoin de la plume de Sophie Durocher pour le défendre. Elle va même jusqu’à s’attendrir qu’il ait daigné répondre à Sarah Berthiaume dont je viens de découvrir l’existence. Celle-ci n’est tout de même pas du menu fretin, comme la journaliste le laisse entendre. C’est une dramaturge. Je ne sais pas pour le moment quel genre elle pratique. Mais ça pourrait être de la satire. Le richissime saltimbanque n’a sûrement pas envie d’être peint pour la postérité en  »Séraphin » moderne dans une pièce de Sarah Berthiaume.

L’article de SD est parfaitement insignifiant. Et le  propos  »les Québécois n’aiment pas les riches, sans doute s’étant cru longtemps fait pour un petit pain », c’est une légende urbaine. Ils sont épatés par les riches comme les gens de n’importe quel pays. Admiratifs, envieux, sans doute, dans le cas de certains qui se disent pourquoi pas moi? Je suppose que SD propage la théorie de son époux, Richard Martineau, qui ne rate pas une occasion de taper sur la  »go-gauche ». (Entre parenthèse, Picasso, le richissime peintre catalan était communiste).

J’ai une chose en commun avec RM. Depuis des années nous mettons les Québécois en garde contre l’islamisation du Québec. Peut-être ne lit-il pas mes  »lettres engagées » (certains journalistes ne sont guère curieux, au-delà de leur petit horizon), mais il ne m’a jamais écrit pour me dire d’enlever son nom de ma liste; ce qu’a fait son épouse, dès ma première lettre. J’ai rarement critiqué une personne à qui j’envoie mes lettres. Je l’ai fait pour la journaliste Nathalie Petrowski, en deux ou trois fois. A une occasion, c’était à propos de l’aide à mourir et de son article concernant une personne qui avait été en Suisse pour qu’on l’aide et que cessent ses souffrances.

Enfin la loi est votée. J’ai eu 4 cancers, en plus de reins qui fonctionnent très peu. J’ai maintenant une métastase au poumon. Je veux bien me faire soigner. Mais je refuse de souffrir sur un lit d’hôpital, alors qu’il n’y a  que la mort devant moi.

J’arrête ma digression.

Je mentionne Nathalie Petrowski parce qu’elle est une vraie journaliste. Elle critique quand elle le juge nécessaire et accepte de l’être en retour.

Pour en revenir à la lettre ouverte de la dramaturge Sarah Berthiaume, elle était nécessaire et j’espère qu’elle a une large diffusion. Je l’ai mise sur mon site Facebook. Les riches qui étalent leur fortune chiffrée en milliards sont de vulgaires parvenus. Le monde entier doit être au courant de leurs désirs extravagants qu’ils ont le pouvoir de réaliser. S’ils se souciaient des démunis, ils seraient plus discrets avec leur vie.

Mais le plaisir est doublé quand on fait baver les autres d’admiration ou d’envie. Les personne à petit budget donne aussi et leur geste a bien plus de valeur. Les dons que les riches font ne les privent de rien. Ils n’ont donc aucun mérite. Sans compter les avantages que cela leur procure: prestige, baisse d’impôts…

J’ai longtemps cru Guy Laliberté, un des ces  »grands Québébois ». J’ai commencé à déchanter quand j’ai su sa mesquinerie envers son ex-compagne. Mais depuis qu’il a vendu le Cirque du Soleil, un  »joyau » dont les Québécois étaient si fiers, à un consortium américano-chinois, je n’ai aucune estime pour lui. Sa personne, sa famille, ses amis, c’est tout ce qui compte pour lui. Si le monde disparait, il s’en fiche. Il sera sur son île, entourée de sa cour.

Crédit : Nadine Magloire

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