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Haïti/Québec/Diasporama: Lettre de Montréal – 43, allaiter un bébé en public, sans aucune discrétion.

Written on:juin 9, 2016
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6 juin, 20:04 ·

Nadine Magloire

Nadine Magloire

  Suite de mon commentaire sur le fait d’allaiter un bébé en public, SANS AUCUNE DISCRÉTION.

 Il y a des femmes qui dansent nues, en public (des hommes le font aussi sans doute). La chose se passe dans des lieux prévus pour cela. Pas dans la rue, un parc ou autres endroits publiques. Du moins, jusqu’à présent. Le 21ème siècle a vu bien des changements de mœurs. Il y en a qui déclarent sur un ton attendri qu’ allaiter un bébé, c’est beau. Je ne vois rien de particulièrement beau et attendrissant dans le fait d’allaiter. Les animaux le font aussi. Certains choquent pour choquer. Pour montrer qu’ils sont modernes?

Ça m’étonne qu’un homme ne voit pas d’inconvénient à ce que d’autres hommes puissent lorgner les seins de sa femme. Le sein cesse t-il d’être érotique parce que la bouche d’un bébé tire sur le bout. Des pervers peuvent trouver cela très excitant. Souvent les gens sont gênés (C’est mon cas) et évitent de regarder dans cette direction. Pourquoi provoquer un malaise autour de soi? C’est discourtois. On peut allaiter en public en se couvrant un peu et non en étalant son sein avec complaisance.

On a déjà montré dans un magazine le ventre d’une actrice ou d’une chanteuse. C’est de l’exhibitionnisme de mauvais goût. Dans ce cas aussi, on déclare avec attendrissement que c’est beau. C’est un mensonge absurde. Le ventre anormalement tendu et énorme d’une femme enceinte n’a rien de beau. En plus il est encombrant, handicapant. Au bout de neuf mois, on a la joie d’avoir un enfant (c’est pas toujours vrai). Personnellement, j’avais bien hâte de ne plus ressembler à un kangourou!

 Ma réponse à Natania. Elle a raconté qu’en Israël les femmes sont obligées de laisser pleurer leur bébé ou d’aller à la toilette parce qu’elle n’ont pas le droit d’allaiter en public. Je suis tout à fait d’accord pour que les femmes allaitent n’importent où. Ce qui me déplaît, c’est l’étalage complaisant du sein. J’ai dit au début que la femme de mon neveu, chez moi, donc en famille, avait avec elle une étoffe, je ne me rappelle plus quoi, qu’elle avait étalé sur son épaule, de sorte que l’on ne voyait rien. Le sein est quelque chose d’intime. Maintenant, on nous l’impose même dans les ballets. Certains chorégraphes ont choisi la nudité complète. Si je veux voir des danseurs ou des danseuses nus, je peux aller dans les boites où on présente ce genre de spectacles. Mais je le refuse à la Place des Arts. Il y a eu une saison où  »Danse Danse » avait invité une compagnie européenne dont les danseurs étaient à poils tout le temps. Je l’ai laissé tomber dans mon choix, cette année-la. Je n’ai pas besoin qu’on m’aguiche de cette façon pour aller voir de la danse contemporain. De plus, j’aime les beaux costumes. Il est possible d’avoir un maillot de danse qui donne l’impression d’un corps nu, je trouve cela bien suffisant.

Je vais au ballet pour voir de la danse pas de la nudité. Dave St-Pierre, un chorégraphe québécois très à la mode, est peut-être sincère dans son choix de la nudité pour toutes ses chorégraphies. Mais je n’irai jamais voir ses spectacles. Je ne mélange pas les sensations. Je recherche une satisfaction esthétique quand je regarde une chorégraphie. J’ai déjà vu un spectacle de danseurs nus dans une petite salle. Il était présenté par  »Tangente ». Cet organisme a été fondé en 1980 par Deva Davida, une américaine qui vit à Montréal depuis 1977 et a beaucoup oeuvré pour la danse contemporaine. Je ne me rappelle plus le nom du chorégraphe (il a été le prof de Dave St-Pierre). J’ai eu souvent envie de rire. J’avoue que j’ai trouvé comique le sexe de ces messieurs s’agitant lui aussi. C’était plutôt grotesque.

 Les spectacles dans les salles de de la Place des Art s’adressent à toutes sortes de spectateurs, y compris les enfants. On ne peut montrer n’importe quoi dans ce lieu. Même si on est au 21ème siècle! Ou alors qu’on fasse comme autrefois pour les films, qu’on seurs ou des danseuses nus, je peux aller dans les boites où on présente ce genre de spectacles. Mais je le refuse à la Place des Arts. Il y a eu une saison où  »Danse Danse » avait invité une compagnie européenne dont les danseurs étaient à poils tout le temps. Je l’ai laissé tomber dans mon choix, cette année-la. Je n’ai pas besoin qu’on m’aguiche de cette façon pour aller voir de la danse contemporain. De plus, j’aime les beaux costumes. Il est possible d’avoir un maillot de danse qui donne l’impression d’un corps nu, je trouve cela bien suffisant.

 Je vais au ballet pour voir de la danse pas de la nudité. Dave St-Pierre, un chorégraphe québécois très à la mode, est peut-être sincère dans son choix de la nudité pour toutes ses chorégraphies. Mais je n’irai jamais voir ses spectacles. Je ne mélange pas les sensations. Je recherche une satisfaction esthétique quand je regarde une chorégraphie. J’ai déjà vu un spectacle de danseurs nus dans une petite salle. Il était présenté par  »Tangente ». Cet organisme a été fondé en 1980 par Deva Davida, une américaine qui vit à Montréal depuis 1977 et a beaucoup oeuvré pour la danse contemporaine. Je ne me rappelle plus le nom du chorégraphe (il a été le prof de Dave St-Pierre). J’ai eu souvent envie de rire. J’avoue que j’ai trouvé comique le sexe de ces messieurs s’agitant lui aussi. Pour moi, ce n’était pas du tout excitant. Plutôt grotesque.

 Les spectacles dans les salles de de la Place des Arts s’adressent à toutes sortes de spectateurs, y compris les enfants. On ne peut montrer n’importe quoi dans ce lieu. Même si on est au 21ème siècle! Ou alors qu’on fasse comme autrefois pour les films, qu’on avertisse les futurs spectateurs de ce qui les attend. Le public dans la salle saura à quoi s’en tenir. Personne ne sera choqué.

 

 

 

Credit: Nadine Magloire

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