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Haïti/Québec/Diasporama: Lettre de Montréal – 48, à Dany Laferrière!

Written on:octobre 21, 2016
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Nadine Magloire

Nadine Magloire

J’ai publié récemment trois de mes lettres à Marie  Vieux Chauvet avec qui j’avais eu une correspondance après la publication de son roman AMOUR COLERE FOLIE. Ses lettres vont être, en principe, se trouver dans le numéro de la revue Legs qui sera consacré à cette romancière haïtienne dont c’est le centenaire en 2016.

Maintenant, je vais publier sur Facebook ma correspondance avec Dany Laferrière, romancier canadien d’origine haïtienne, couverts d’honneurs, mérités ou pas. Je vous ai annoncé, il y a quelque temps que j’allais révéler la Vérité quand l’occasion se présenterait. Elle ne m’a jamais fait peur. J’en ai assez des mensonges et des flatteries si communs chez mes compatriotes. J’ai l’impression qu’ils mentent par principe, que pour eux la vérité ne se dit pas. Ils sont méfiants, peut-être avec raison. Moi, je suis spontanée; c’est tout naturel pour moi de dire ce que je juge vrai. La franchise est ma qualité ou mon défaut principal; c’est selon les points de vue.

  J’ai connu notre académicien en 1979 ou 1980. Quand VLB Editeur a décidé de publier son manuscrit COMMENT FAIRE L’AMOUR AVEC UN NÈGRE SANS SE FATIGUER, il m’a donné son manuscrit à lire (Il avait été très admiratif de mon premier roman: LE MAL DE VIVRE, Port-au-Prince 1968. Personne d’autre ne l’avait fait, pas même sa femme, Maggy. Cette dernière a au départ, pris la décision de ne lire les romans de son mari qu’une fois publiés. Sage décision, sans doute.

Lettre de Dany Laferrière

 Miami, Ce 27 jan 92

 »Je ne t’ai pas lâchée, seulement je ne sais pas ce qui est arrivé. Je peux dire une chose: tu occupes une place à part dans ma tête et dans mon cœur.cons

 Je me souviens bien de ton enthousiasme quand tu corrigeais mon premier livre, Et mieux encore, je me souviens de mon agréable surprise en lisant LE MAL DE VIVRE, il y a très longtemps, chez des amis à Port-au-Prince (les Paul). Je voyais tout à coup la ville sur un jour neuf, moins folklore. Et l’image de cette jeune femme (la narratrice) si courageuse m’est restée à l’esprit. J’aimerais bien savoir ce qu’elle est devenue, et surtout, comment elle a traversé la tempête de la vie. J’ai oublié son nom, mais je me souviens très bien d’elle et de sa sensibilité. Dany »

******************************************************************* Je ne sais pourquoi Danny prétendait que j’avais corrigé son manuscrit. La seule remarque je lui avais faite, c’est que ses personnages féminins, des anglophones, habitaient Outremont, qu’il aurait dû les faire vivre à Westmount. Ce serait plus exact. Il n’en a pas tenu compte. Je soupçonne qu’il tenait à Outremont et n’avait pas voulu risquer d’offenser les Montréalais francophones, les filles étant plutôt légères. C’est un anachronisme, Outremont étant habité surtout par des francophones.

ll m’avait mis la dédicace:  »A ma première lectrice dont les conseils m’ont aidé à améliorer le manuscrit. Avec tendresse, Dany

 

 

Crédit : Nadine Magloire

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